JACQUES
BREL
(1929-1978)

Jacques Brel est né le 8 avril 1929 en Belgique, à Schaerbeeck (nord de Bruxelles) de parents flamands. Plutôt mauvais élève, il abandonne sa scolarité après le collège pour devenir représentant dans la cartonnerie de son père. Mais très vite il exprime ses talents d'homme de spectacle en s'engageant dans une troupe de théâtre amateur, la Franche Cordée, qui offre ses représentations aux malades et aux vieillards. Il commence également à composer et interpréter des chansons dans les cabarets bruxellois et finit par enregistrer une maquette pour Philips. Jacques Canetti, animateur de radio et directeur de cabaret, le contacte alors et lui propose de venir à Paris. Brel qui, marié à "Miche", a déjà deux filles (Chantal et France), quitte alors l'usine familiale et entame une tournée des cabarets. Surnommé "L'abbé Brel" par Brassens, sa vie est plutôt misérable mais, malgré l'absence de succès, il enregistre son premier 33 tours en 1954 : autre échec. Il participe alors au Grand Prix de la chanson de Knokke-le-Zoute et se classe bon dernier. En 1955, il rencontre Georges Pasquier ("Jojo") qui deviendra l'un de ses plus grands amis et Canetti réussit à convaincre Philips d'enregistrer un nouveau disque, alors que Brel, en tournée en province, n'a toujours pas convaincu ni les critiques ni le grand public. Sa carrière commence enfin à prendre une autre tournure : son dernier disque, avec pour titre phare Quand on n'a que l'amour obtient en 1957 le Grand Prix de L'Académie Charles Cros et la rencontre de François Rauber (compositeur, orchestrateur) et Gérard Jouannest (pianiste) développe son inspiration. En 1958, il réalise un nouveau 33 tours qui, enfin, connaît un véritable succès. À l'Olympia où il chante en levée de rideau, c'est pratiquement un triomphe ! Ce succès est confirmé par son quatrième disque, La valse à mille temps (avec également Les Flamandes, Ne me quitte pas et Isabelle, chanson dédiée à sa troisième fille qui vient de naître). Désormais les tournées s'enchaînent (près de 300 représentations par an !) et Jacques Brel devient une véritable vedette. Son cinquième album (comprenant entre autres Les prénoms de Paris) annonce le succès qui l'attend à l'Olympia en octobre 1961 où il n'hésite pas à interpréter des chansons inédites comme Les bourgeois, Les paumés du petit matin ou encore Madeleine. En 1964, quelques mois après la disparition de ses parents, Jacques Brel fait un retour triomphal à l'Olympia où il interprète une chanson inédite, Amsterdam, pour laquelle le public enthousiasmé fait une standing ovation. Mais épuisé par d'incessantes tournées, tant en France qu'à l'étranger (Belgique, U.R.S.S., États-Unis, Angleterre...), il décide quelques années plus tard d'abandonner la scène et fait ses adieux à son public en 67. E n 1968 le public Americain se voit offrir la chance de decouvrir l' oeuvre de Jacques Brel grace a Mortimer Shuman, Eric Blau et le rest de la troupe qui met en scene un spectacle  produit par Jacques Brel lui meme : "Jacques Brel is alive and well and living in Paris" ("Jacques Brel est vivant, il va bien et il vit a Paris) Le spectacle a un triomphe International qui enchaina un double album et un film. A noter que Jacques accepta toutes les adaptations de ses chansons en anglais, a l' exception de "Ne me quitte pas", qu' il interprete lui meme autant pour l' album que pour le film. Il n'abandonne pas pour autant le métier d'artiste et, sans s'arrêter d'écrire de nouveaux albums, se lance dans le cinéma, en tant qu'acteur et même metteur en scène, pour lequel il compose également quelques chansons (L'enfance par exemple).  En 1969 Jacques surprend son public en adaptant en Francais "Man of la Mancha" une adaptation musicale americaine de l' oeuvre de Cervantes "Don Quichotte". A noter que le character de Don Quichotte allait si bien a la personalite de Brel que beaucoup d' Europeens (Moi y compris) crurent que "L' homme de la Manche" etait une autre oeuvre originale de Jacques Brel.  Puis il disparaît en 72 dans les îles Marquises. Des rumeurs de maladie circulent et bien des questions se posent jusqu'en 77 où un nouvel album est annoncé. Ce disque émouvant pour lequel on fait la queue dans les rues préfigure la disparition en 1978 de ce personnage exceptionnel.
 

 
 
 
 
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Last revised, August 10 2003

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